NSIH-LTCF - Infections nosocomiales dans les établissements de long séjour

Last updated on 9-6-2022 by Pierre Daubresse
janvier 1, 2005
Project with no end date

Les services qui travaillent sur ce projet

En bref

Lorsque des personnes nécessitant des soins ne sont plus aptes à vivre seules et de manière autonome chez elles, une admission (de longue durée) dans un établissement de long séjour (par exemple, une maison de repos) s’impose. Lors du parcours de soins, les résidents de ces établissements présentent un risque de contracter une infection, appelée infection nosocomiale (liée aux soins). D’après différentes études, il est à présent possible d’identifier, dans ces établissements de soins, ce type d’infections, ainsi que les traitements antibiotiques qui y sont associés et la problématique de l’antibiorésistance (bactéries devenant insensibles aux antibiotiques). 

Résumé du projet

Les infections nosocomiales sont des infections qui surviennent après une exposition d’une personne à des soins de santé et qui résultent fréquemment, mais pas toujours, de cette exposition. Les résidents des établissements de long séjour présentent plus de risques de contracter des infections de ce type, étant donné leur durée de séjour à long terme et, par conséquent, l’exposition aux soins dans ces établissements. En outre, les résidents de ces établissements sont fréquemment des personnes âgées. Celles-ci sont particulièrement vulnérables en raison d’une baisse de leurs défenses immunitaires, de la présence d’affections sous-jacentes et/ou de limitations physiques. 

Les infections chez ces personnes entraînent fréquemment des complications et sont souvent traitées par antibiotiques. L’utilisation abusive et trop souvent incorrecte des antibiotiques peut contribuer au développement d’une antibiorésistance. En cas d’antibiorésistance, les bactéries sont devenues insensibles aux antibiotiques. Par conséquent, ces médicaments ne sont plus suffisamment efficaces pour traiter l’infection. Les contacts fréquents lors des soins entre les résidents et le personnel soignant augmentent ainsi considérablement le risque de transmission d’infections ou de germes résistants. 

En Belgique, depuis plusieurs années, de nombreux efforts ont été déployés afin d’identifier et de résoudre la problématique liée aux infections nosocomiales, à l’utilisation d’antibiotiques et à l’antibiorésistance dans les établissements de long séjour

Les infections nosocomiales, l’antibiorésistance et l’utilisation d’agents antimicrobiens dans les établissements de long séjour

Sciensano a récemment réalisé 3 (en 2005, 2011 et 2015) études de prévalence nationales (mesure d’un symptôme ou d’une affection dans une population donnée, à un moment donné) afin d’identifier les porteurs du staphylocoque doré (Staphylococcus aureus) résistant à la méticilline (SARM) et d’autres germes résistants dans les maisons de repos belges.

À la suite d’études portant sur l’utilisation d’antimicrobiens dans les maisons de repos (ESAC-NH), Sciensano a réalisé des études de prévalence en collaboration avec le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) au sein d’établissements de long séjour européen. Ces études « Healthcare-associated Infections and Antimicrobial use in Long-Term Care Facilities » (Infections liées aux soins de santé et à l’utilisation d’antimicrobiens dans des établissements de long séjour) (HALT) visent à mesurer l’incidence des infections nosocomiales et l’utilisation d’antimicrobiens dans les établissements de long séjour continus à l’aide d’une méthodologie normalisée. 

À ce jour, 3 études européennes HALT ont déjà été réalisées (2010, 2013 et 2016-2017). En 2017, l’étude HALT-PSY a été menée : une étude spécifique se concentrant sur les hôpitaux psychiatriques et les services psychiatriques des hôpitaux traitant des cas aigus. En attendant la réalisation d’une nouvelle étude européenne, Sciensano a mené, en 2021, une étude HALT nationale.

L’évolution de la COVID-19 dans les établissements de long séjour

À la suite de la crise sanitaire due au coronavirus, Sciensano, en collaboration avec les autorités régionales, surveille également l’évolution de la COVID-19 dans les établissements de long séjour belges (principalement dans les maisons de repos). Grâce à cette surveillance, nous pouvons mesurer :

  • l’incidence (le nombre de nouveaux cas sur une période donnée) et la prévalence (le nombre de cas à un moment donné) des cas de COVID-19 confirmés chez les résidents et les membres du personnel soignant
  • le nombre d’hospitalisations et de décès dus à la COVID-19 chez les résidents
  • l’absentéisme du personnel soignant dû à la COVID-19.

En outre, cette surveillance permet d’identifier des foyers de contamination éventuels au sein de ces établissements, afin que les autorités régionales puisent poursuivre leurs recherches. 

Enfin, Sciensano réalise, en collaboration avec l’Institut flamand pour la recherche technologique (VITO), l’étude AIRCO. Celle-ci sera menée d’octobre 2021 à octobre 2022. De plus, elle a pour objet de mesurer la ventilation et la qualité de l’air ambiant à l’aide d’appareils de mesure dans cinq pièces différentes de vingt maisons de repos belges. Des échantillons de l’air et des grilles de ventilation seront également prélevés lors de cette étude. Par ailleurs, elle a également pour but d’observer et d’interroger les personnes à propos de leurs habitudes de ventilation et des mesures de prévention des infections dans les maisons de repos.  

Résultats

Porteurs de bactéries résistantes dans les maisons de repos belges

Les rapports figurant ci-dessous contiennent les résultats des 3 études de prévalence nationales (2005, 2011 et 2015) relatives aux personnes porteuses de bactéries résistantes dans des maisons de repos belges. 

Rapports :

Vous pouvez retrouver les publications scientifiques relatives à ces études en bas de cette page sous « Associated publications » (« Publications associées »).

Infections nosocomiales et utilisation d’agents antimicrobiens dans les établissements de long séjour (études HALT)

Les rapports figurant ci-dessous contiennent les résultats nationaux des 3 études HALT relatives aux infections nosocomiales et à l’utilisation d’antimicrobiens dans les établissements de long séjour (2010, 2013 et 2016). 

Veuillez consulter le site Internet de l’ECDC pour obtenir plus d’informations sur les résultats au niveau européen.

Rapports :

Vous pouvez retrouver les publications scientifiques relatives à ces études HALT en bas de cette page sous « Associated publications » (« Publications associées »).

Surveillance de l’utilisation d’agents antimicrobiens dans les maisons de repos (ESAC-NH)

Les rapports figurant ci-dessous contiennent les résultats de la surveillance sur l’utilisation d’antimicrobiens dans les maisons de repos

Rapports :

  • Rapport européen de 2009 :caractéristiques des maisons de repos médicalisées en Europe (document en anglais)
  • Rapport européen, novembre 2009 (y compris les résultats pour la Belgique ; document en anglais)
  • Rapport européen, avril 2009 (y compris les résultats pour la Belgique ; document en anglais)
  • Rapport national, avril 2009 : la prescription d’antibiotiques dans 116 maisons de repos belges

Vous pouvez retrouver les publications scientifiques relatives à ce programme de surveillance en bas de cette page sous « Associated publications » (« Publications associées »). 

La COVID-19 dans les établissements résidentiels

La situation dans les maisons de repos peut être suivie via : 

Veuillez consulter le protocole « Surveillance de la COVID-19 dans les établissements résidentiels ».

Vous pouvez retrouver les publications scientifiques relatives à ce programme de surveillance en bas de cette page sous « Associated publications » (« Publications associées »). 

Autres rapports

En fonction des besoins, Sciensano a mis en œuvre différents projets « ad hoc » dans les établissements de long séjour. Vous pouvez retrouver ci-dessous tous les résultats de ces projets.

Rapports :

Sujets santé associés

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