PRS20 - Traiter et réduire la consommation de drogues des détenus et anciens détenus grâce à l’analyse de données et à des programmes d’intervention

Last updated on 29-8-2022 by Cassandre Dugailliez
janvier 1, 2021
décembre 31, 2022

Les services qui travaillent sur ce projet

Chercheurs de projet de Sciensano

Partenaires

En bref

Ce projet apporte des éclairages et améliore les connaissances des problématiques de santé (mentale) chez les personnes en détenues afin, à terme, d’établir une politique pénitentiaire en matière de drogues efficace et efficiente permettant d’améliorer la santé, l’accès au soin et les conditions générales de détention. Les résultats de cette recherche devraient bénéficier aux personnes incarcérées comme à l’ensemble de la société.

Résumé du projet

Ce projet de recherche est bénéfique au niveau local, national et européen. En effet, les besoins des détenus et des anciens détenus sont évalués dans cinq pays européens afin de concevoir les interventions appropriées à leur situation. Cette collecte de données offrira un aperçu de la situation dans les prisons européennes et permettra à chaque pays de concevoir et de mettre en œuvre des politique adaptées.

Les objectifs généraux sont :

  • d’évaluer la situation actuelle et les besoins des (anciens) détenus par rapport à la consommation de drogues et d’alcool
  • de dresser un inventaire des initiatives existantes pour les personnes détenues
  • d’élaborer un manuel fournissant des recommandations aux programmes existants et rapportant les meilleures pratiques à destination des personnes incarcérées ou ayant été incarcérées.

Étant donné les liens étroits qui existent entre prison et consommation de drogues, le milieu carcéral constitue une importante source de données pour comprendre les caractéristiques et estimer la taille de la population des consommateurs problématiques de drogues. Ce type de recherche offre par ailleurs une occasion d’atteindre des consommateurs problématiques, qui pourraient ne jamais, ou très tardivement entrer en contact avec un service de traitement. Dans certains cas, l’emprisonnement peut obliger des consommateurs de drogues à stoper leur consommation, et à améliorer ainsi leur qualité de vie. La prison peut cependant être aussi un lieu d’initiation à la drogueou de passage d’une drogue à l’autre, souvent en raison de l’indisponibilité de la substance voulue. Des études suggèrent par ailleurs que l’incarcération a des effets négatifs supplémentaires sur ces populations déjà vulnérables. L’emprisonnement  est, par exemple, associé à des taux plus élevés de consommation d’héroïne ou de cocaïne, à la fois en prison et à l’extérieur, à une consommation accrue de benzodiazépines chez les consommateurs de drogues injectables et à une rechute plus rapide après une hospitalisation.

N’hésitez pas à prendre contact avec nous! Les journalistes peuvent contacter l’équipe presse de Sciensano.

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