Diagnostic

La consommation de drogues illégales entraîne de nombreux risques à court et à long terme. Evitez de mettre votre santé en danger : ne consommez pas de drogues illégales ! Si toutefois vous consommez des drogues illégales, il est conseillé d’être entouré ou accompagné d’une tierce personne qui pourra avertir les secours en cas de malaise.

Dépistage de la présence de drogues illégales

Différents tests de dépistage permettent de déceler la présence de drogues illégales dans le sang, l’urine ou la salive.

Il existe 2 méthodes de dépistage :

  • qualitative (salive, haleine)
  • quantitative (sang, urine).

Parfois, le dépistage de drogue est imposé et la méthode de prélèvement dépend du contexte :

  • dépistage routier 
  • dépistage en entreprise 
  • contrôle antidopage chez les sportifs 
  • accidents de la route
  • milieu scolaire. 

Plus une drogue est consommée en grande quantité et sur le long terme, plus elle longtemps elle sera détectable. Les drogues sont plus longtemps détectables dans l’urine que dans le sang.

Dépistage qualitatif

Les méthodes qualitatives de dépistage utilisent un réactif chimique (réaction en couleurs) pour vérifier la présence ou non de drogues dans l’échantillon testé : dans la salive, et l’haleine (seulement pour alcool) une positivité indique globalement une consommation récente. 

Les cheveux permettent de retracer une consommation sur le long terme (méthode réservée pour le contrôle des situations spécifiques comme les contrôles antidopage chez les sportifs ou en médecine légale). 

Les tests qualitatifs de salive ne dépistent que les principales drogues et familles de drogues : 

D’autres drogues, telles que le GHB et les drogues hallucinogènes (LSD, champignons hallucinogènes), ne sont pas dépistées par les tests qualitatifs de salive. 

La plupart des NSP ne sont détectés qu’au travers d’analyses spécifiques en laboratoires.

Dépistage quantitatif

Les méthodes dites quantitatives mesurent la quantité exacte de drogues dans l’échantillon de sang, d’urine ou des cheveux analysés. Une positivité peut indiquer aussi bien une consommation récente qu’ancienne.

Ce sont des méthodes très précises qui ne peuvent être mises en œuvre que par des laboratoires d’analyses qualifiés. Les méthodes quantitatives, quant à elles, peuvent dépister toutes les drogues connues.

Délais de dépistage

Il existe des délais de dépistage qui renseignent approximativement sur la durée de détectabilité d’une drogue en fonction notamment du type d’échantillon testé (sang, urine, salive, etc.). 

Le tableau ci-dessous présente les durées de détectabilité pour les principales drogues.

Substances Urine Sang Salive Cheveux

Amphétamines

Ecstasy (MDMA)

 

Metamphétamine

1 à 3 jours

12 heures

 

 

24 heures

10 min jusqu'à 3 jours Jusqu'à 90 jours
Cannabis

1 à 5 jours (consommation occasionnelle : 4x/semaine)

30 à 70 jours (1x/jour)
72 heures 14 heures Jusqu'à 90 jours
Cocaïne, crack (Benzoylecgonine)

1 à 4 jours (consommation occasionnelle : 4x/semaine)

Jusqu'à 8 jours (1x/jour)
5 heures 24-72 heures Jusqu'à 90 jours
Héroïne 1 à 5 jours 6 heures 1 heure jusqu'à 3 jours Jusqu'à 90 jours
GHB 12 heures 5 heures / Jusqu'à 90 jours
LSD 2 à 24 heures 3 heures / Jusqu'à 90 jours

Limites du dépistage

Les tests de dépistage des drogues peuvent fournir un résultat contraire à la réalité :

  • faux négatif : le résultat au test de dépistage est négatif alors que la personne a consommé des drogues
  • faux positif : le résultat au test de dépistage est positif alors que la personne n’a pas consommé de drogues.

Les « faux positifs » peuvent être liés à la prise de certains médicaments qui apparaissent dans les échantillons comme des drogues ou à l’exposition de fumée de cannabis par exemple. 

Sciensano collecte des données et analyse la consommation des drogues, son marché, ses conséquences sur la santé, les demandes de traitement ainsi que les politiques menées vis-à-vis des drogues en Belgique.

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