Prévention

Il existe un vaccin contre l’hépatite A et l’hépatite B, mais il n’existe pas de vaccin contre l’hépatite C. Le dépistage du VHB et du VHC est recommandé chez certaines personnes à risque.

Vaccins

Le vaccin contre le virus de l’hépatite B est recommandé en Belgique. Il est destiné aux nourrissons (4 doses) et un rattrapage est possible à l’adolescence. Le vaccin contre l’hépatite B protège aussi de l’hépatite D.

Le vaccin contre le virus de l’hépatite A est uniquement recommandée aux personnes se rendant dans les régions endémiques.

Il n’existe pas de vaccin contre le virus de l’hépatite C. La prévention de l’infection par le VHC passe donc par la réduction du risque d’exposition au virus (mesures de prévention lors de l’injection de drogue et lors de rapports sexuels).

Un vaccin contre le virus de l’hépatite E a été approuvé en Chine, mais il n’est pas enregistré pour le marché européen.

Dépistage

Lors d’une transfusion sanguine ou d’un don, le sang du donateur est toujours dépisté pour le virus de l’hépatite B et C.

Le dépistage du VHB est aussi systématiquement proposé aux femmes enceintes. 

Le dépistage de l’hépatite B est recommandé :

  • aux femmes enceintes 
  • aux donneurs (sang, organe, plasma, sperme) 
  • aux partenaires sexuels et aux membres du ménage d’une personne ayant le VHB
  • aux personnes issues d’un pays où l’hépatite B est endémique (prévalence > 2 %) 
  • aux personnes vivants avec le VIH 
  • aux personnes ayant l’hépatite C
  • aux hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH)
  • aux personnes consommant des drogues en intraveineuses
  • aux enfants non vaccinés de parents issus d’un pays où l’hépatite B est endémique (prévalence > 2 %).

Le dépistage de l’hépatite C est recommandé:

  • aux personnes qui ont ou pourraient avoir reçu des produits sanguins avant 1990
  • au personnel soignant
  • aux personnes dialysées
  • aux personnes consommant des drogues en intraveineuses
  • aux enfants nés d’une mère ayant le VHC
  • aux partenaires sexuels et aux membres du ménage d’une personne ayant le VHC
  • aux personnes qui ont fait des tatouages, des piercings ou pratiqué l’acupuncture sans utiliser du matériel stérilisé ou à usage unique
  • aux personnes qui ont reçu des soins médicaux dans les pays où le VHC est endémique
  • aux personnes vivant avec le VIH ou le VHB
  • aux personnes présentant des symptômes de l’hépatite (perte d’appétit, jaunisse etc.).

LE SAVIEZ-VOUS ? Les hépatites B et C peuvent se transmettre lors de rapports sexuels sans préservatif (davantage pour le VHB) et lors de consommation de drogues injectables (davantage pour le VHC). La prévention des hépatites B et C passe donc aussi par l’utilisation du préservatif et de matériel propre en cas d’injection ou de sniff (programmes d’échanges d’aiguilles et de seringues et programmes de traitement de substitution aux opiacés).

Sciensano, en association avec le Laboratoire Clinique de Saint-Luc - UCL Bruxelles, héberge le Centre National de Référence pour les virus de l’hépatite B, C, D et E qui analyse les souches virales d’hépatites. Sciensano assure aussi la surveillance épidémiologique des hépatites virales en Belgique et contrôle la qualité des vaccins.

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