Evaluation des effets potentiels sur la santé pour la population résidant à proximité de sites nucléaires en Belgique [NUCABEL 2]

Last updated on 21-3-2019 by Sébastien Daems
janvier 9, 2017
juin 30, 2020

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En bref

L’étude Nucabel est réalisée à la demande du ministère belge des Affaires sociales et de la Santé publique. Cette étude épidémiologique menée à l’échelle nationale porte sur les risques potentiels pour la santé, plus particulièrement de cancer, potentiellement encourus par les personnes vivant à proximité de sites nucléaires belges.

Résumé du projet

L’existence de risques potentiels pour la santé associés au fait de vivre à proximité de sites nucléaires est une question d’intérêt public depuis plusieurs décennies. Cette question a été relancée par la publication d’une étude allemande ayant reporté une incidence plus élevée des leucémies infantiles à proximité de centrales nucléaires allemandes. L’incident radiologique survenu à l’Institut National des Radioéléments à Fleurus en 2008 a renforcé l’inquiétude du public. C’est la raison pour laquelle la ministre belge des Affaires sociales et de la Santé publique a demandé la réalisation d’une étude épidémiologique nationale, afin de procéder à un premier examen des éventuels risques sanitaires associés au fait de vivre à proximité de sites nucléaires.

Plus spécifiquement, l’objectif est de déterminer si l’incidence de cancers est plus élevée dans la population résidant à proximité des sites nucléaires belges par rapport à la population belge ou à une population de référence comparable. L’étude a également pour objet d’analyser le lien entre l’apparition d’un cancer et différents indicateurs indirects (distance, fréquence et sens du vent, estimation de rejets radioactifs hypothétiques).

L’étude Nucabel 1 a été réalisée au niveau géographique des communes. Aucune augmentation de l’incidence du cancer de la thyroïde ou des leucémies de l’enfant n’avait été observée à proximité des centrales nucléaires belges de Doel et de Tihange. Près des sites de Fleurus et de Mol-Dessel l’incidence du cancer de la thyroïde était légèrement plus élevée qu’attendue. L’incidence des leucémies de l’enfant était légèrement plus élevée qu’attendue à proximité du site de Mol-Dessel mais cette observation était basée sur un très petit nombre de cas. Cette étude vise à effectuer un suivi épidémiologique mais ne permet pas de mettre en évidence un lien de causalité entre l’apparition de nouveaux cas de cancer et la présence d’installations nucléaires. Elle ne permet pas non plus de tirer de conclusions au niveau individuel.

Le Parlement Fédéral Belge a demandé la réalisation de Nucabel 2, une étude complémentaire faisant suite à l’étude précédente. L’étude s’appuiera sur des données à une échelle géographique plus fine, c’est-à-dire les secteurs statistiques qui sont des subdivisions de communes. Cela permettra de réaliser des analyses plus précises.

Plus-value pour la santé publique

Evaluation des risques possibles pour la santé et plus particulièrement du risque de cancer pour la population vivant à proximité des sites nucléaires belges.

Plus-value scientifique

Acquisition de nouvelles connaissances, communication aux autorités et au public dans le domaine du risque de cancer et de l’exposition aux radiations.

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