Surveillance de la santé et des maladies

Sciensano se bat pour garantir à chacun une santé de qualité. Pour répondre aux besoins des citoyens, nos équipes s’intéressent à leur état de santé et à son évolution au cours du temps.

Grâce à diverses méthodes de surveillance (registres, enquêtes nationales, surveillance sentinelle…), nous collectons des indications précises sur la santé de la population, sur ses maladies, ses limitations et incapacités, sa consommation de médicaments, ses habitudes alimentaires et son bien-être en général.

La priorité de Sciensano est de veiller à ce que la population, vieillissante, reste en bonne santé et aussi longtemps que possible, c’est-à-dire sans incapacités ou maladies chroniques. Nous étudions l’espérance de vie des citoyens et nous évaluons si ces années sont vécues en « bonne » ou en « mauvaise santé ».

Améliorer la santé du citoyen passe également par l’identification et le suivi des maladies qui le touchent.
Sciensano surveille les maladies infectieuses (sida, tuberculose, bronchite…), encore très présentes aujourd’hui. Dans ce domaine, nos activités se concentrent, d’une part, sur les maladies infectieuses transmissibles de personne à personne (comme la grippe) et, d’autre part, sur les maladies infectieuses liées à l’alimentation (comme la salmonellose), aux sécrétions corporelles (comme le VIH/SIDA et les IST), à l’environnement (comme les allergies) et aux soins (infections nosocomiales, MRSA, CPE, etc.). Nos experts surveillent aussi les zoonoses (maladies infectieuses atteignant les animaux et qui peuvent être transmises à l'homme, comme la brucellose ou la rage), qu’elles soient issues des animaux de rente ou de la faune sauvage. Cette surveillance permet de détecter des menaces que Sciensano contribue à évaluer. Nous soutenons les autorités dans la lutte contre ces maladies. 

Sciensano coordonne un vaste réseau de laboratoires, de centres et de plateformes qui surveillent les maladies infectieuses en circulation. Ce réseau apporte des informations claires et fiables sur les maladies, leurs causes, leur incidence dans la population ainsi que sur les pathogènes émergents (bactéries, germes, virus) qui provoquent ces maladies. 

Sciensano renforce aussi le suivi des maladies chroniques qui ont progressivement pris le pas sur les maladies infectieuses. Les maladies cardiovasculaires, métaboliques, cancéreuses et rhumatismales sont devenues la toute première cause de mortalité dans le monde. Au-delà des enquêtes de terrain, des plateformes et des bases de données ont été mises en place pour tenir compte du contexte socio-économique et évaluer l’expérience que font les patients des soins de santé. Le patient est ainsi replacé au centre des préoccupations. Nous suivons l’évolution de personnes souffrant d’une maladie définie à travers des études de cohorte. Ces études statistiques entre deux groupes fournissent des données sur l’histoire naturelle de la maladie, son évolution sous traitement, la sécurité des traitements et l’impact des déterminants environnementaux ou biologiques sur la maladie.

Grâce aux informations collectées à travers les études, enquêtes, analyses et recherche que nous menons, Sciensano formule des avis à l’attention des autorités belges, qui peuvent dès lors orienter leurs actions et leur politique en fonction des besoins réels des citoyens.

Quelques exemples de nos actions

Enquêtes, interviews et études pour connaitre l’état de santé des Belges

Si les maladies sont observées de près ; l’état de santé et les habitudes de la population bénéficient également d’une attention toute particulière. Les Belges ont-ils une alimentation saine ? Vivent-ils plus longtemps en bonne santé que leurs voisins européens ? Quelle est leur consommation d’alcool ou de tabac ? Les Flamands se sentent-ils en meilleure santé que les Wallons ? Les Belges consomment-ils beaucoup de médicaments ?

Les autorités doivent connaitre l’état de santé et, plus généralement, les maladies, les limitations et les incapacités, la consommation des soins et les habitudes de vie des citoyens pour évaluer si les mesures politiques actuellement en place répondent à leurs besoins en matière de santé. Sciensano étudie notamment l’espérance de vie en bonne santé en Belgique. Les derniers résultats de cette étude (2012) ont ainsi révélé que l'espérance de vie en bonne santé à la naissance en Belgique était supérieure de 2,7 ans à la moyenne européenne pour les hommes et de 1,7 an pour les femmes. La Belgique se situe ainsi parmi les 10 premiers pays de l'Union européenne. Avec leurs partenaires, nos experts entrent également en contact avec les citoyens pour connaitre leurs habitudes alimentaires, de vie, de consommation médicale, leur état de santé et un certain nombre de paramètres socio-économiques. La dernière enquête nationale de santé (2013) a notamment mis en lumière que :

  • 8 % de la population se retrouve en situation d’hyper-alcoolisation au moins une fois par semaine ;
  • la population compte 23 % de fumeurs et ce pourcentage est en baisse continue depuis 15 ans ;
  • près de la moitié des adultes (48 %) et un jeune sur cinq sont en surcharge pondérale ;
  • 8 % des ménages indiquent qu’ils ont dû reporter des  soins de santé au cours des 12 derniers mois en raison de problèmes financiers.

Plus de 80 Laboratoires et Centres Nationaux de Référence pour suivre l’évolution des maladies humaines et animales

Les Laboratoires Nationaux de Référence (LNR) et Centres Nationaux de Référence (CNR) que Sciensano héberge assurent une triple mission : prestations de service, recherche et expertise. Ils analysent les échantillons envoyés par les laboratoires périphériques, et consolident et répertorient des informations-clés à l’échelle nationale : caractérisation des souches, nombre de cas, tendances… La collecte des données microbiologiques vise à prévenir et lutter contre l’émergence des maladies. Pour certaines d’entre elles, comme les maladies épizootiques, nous sommes d’ailleurs les seuls à pouvoir poser un diagnostic en Belgique. Les laboratoires de surveillance jouent également un rôle sur le plan international car les données nationales ainsi récoltées sont ensuite communiquées à des réseaux tels que l’European Centre for Disease Prevention and Control (ECDC), l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ou l’Organisation Mondiale de la Santé Animale (OMSA ou OIE). Ces organismes utilisent les données des Laboratoires et Centres Nationaux de Référence pour dresser une cartographie de la situation en Europe et dans le monde,  mesurer l’évolution des risques et surveiller toute propagation à une échelle plus large.

Un combat contre la résistance aux antibiotiques

La résistance aux antibiotiques constitue un problème important dans la médecine humaine et animale. Par nos activités de recherche en laboratoire et de surveillance, nous contribuons à limiter les infections nosocomiales et la résistance aux antibiotiques, tant en médecine humaine qu’animale. En cas d’épidémies liées à des bactéries résistantes, nous apportons aux autorités sanitaires notre expertise et notre soutien sur le terrain (hôpitaux et maisons de repos notamment). Sciensano étudie la résistance des bactéries comme le Staphylocoque doré, la Salmonella et l’Escherichia coli ainsi que  la relation entre la consommation des antibiotiques et l’apparition de l’antibiorésistance.

 

Allergie au pollen Diabète Infections Sexuellement Transmissibles (IST) Résistance aux antibiotiques Diphtérie Maladie de Lyme Méningite Tuberculose Poliomyélite Hépatites Grippe Rage Virus Respiratoire Syncytial (VRS) Maladies rares Obésité Salmonellose

Sciensano coordonne la surveillance des infections du sang dans les hôpitaux belges. Par exemple, Sciensano peut ainsi surveiller et décrire non seulement le nombre d’infections du sang nosocomiales (associées aux hôpitaux), mais aussi les micro-organismes responsables de ces infections.

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