Mise au point d’un vaccin vivant atténué bivalent de nouvelle génération incorporé par plasmide contre la rage et les flavivirus. [Rabyd-Vax]

Last updated on 19-2-2019 by Aurélie Felice
janvier 1, 2017
décembre 31, 2020

Source de financement

Les services qui travaillent sur ce projet

Partenaires

Johan Neyts
Kai Dallmeier
Corinne Vandermeulen
Ernst Verschoor
Willy Bogers
Anthony Fooks
Ashley Banyard

En bref

Dans le cadre du projet RABYD-VAX, financé par la programme Horizon 2020 de l’Union européenne, Sciensano, l’Université de Louvain (KU Leuven, Institut Rega) et deux autres centres de recherche étrangers, l’Animal and Plant Health Agency (APHA, Royaume-Uni) et le Biomedical Primate Research Center (BPRC, Pays-Bas), s’associent pour mettre au point un vaccin multivalent de nouvelle génération contre la rage et la fièvre jaune. Au terme du projet (2020), nous espérons que ce vaccin sera prêt à être testé sur l’homme.

Résumé du projet

Le consortium RABYD-VAX vise à mettre au point un vaccin qui protège contre la rage et la fièvre jaune, qui peut être administré dans le cadre du schéma vaccinal routinier des enfants. Ce vaccin multivalent sera très efficace, sûr, stable à température ambiante, facile à produire et bon marché, et pourra également être administré sans aiguille. Pour atteindre cet objectif, nous utiliserons une toute nouvelle technologie vaccinale développée à la KULeuven, appelée PLLAV (plateforme de vaccin vivant atténué incorporé par plasmide).

La rage est l’une des maladies les plus mortelles sur terre avec un taux de mortalité proche de 100 %. Cette maladie virale est transmise à l’homme via la morsure d’animaux contaminés, principalement des chiens. Selon les estimations, la rage cause chaque année 59 000 décès, principalement dans les zones rurales en Afrique et en Asie, dont une majorité d’enfants de moins de 15 ans. La rage est considérée comme une maladie tropicale négligée et en tant que telle, la vaccination préventive est rarement, voire jamais envisagée pour les populations des zones endémiques. En outre, les coûts élevés des vaccins et la nécessité de les transporter et de les conserver au frais ne permettent pas de vacciner à grande échelle. Le virus de la fièvre jaune (YFV) est un flavivirus transmis par les moustiques qui peut causer une infection sévère, potentiellement mortelle, avec ictère, saignement systémique, choc et défaillance de plusieurs organes. Comme dans le cas de la rage, même si les vaccins sont disponibles depuis des décennies, le bilan humain dû à la fièvre jaune est très élevé, avec 30 000 décès chaque année selon les estimations. Pour la fièvre jaune, l’incapacité de produire rapidement des doses suffisantes de vaccin, en raison de techniques de production archaïques, empêche la production à l’échelle requise. Les épidémies de fièvre jaune peuvent rapidement devenir incontrôlables comme en témoignent les récentes épidémies en Angola et en République démocratique du Congo lors desquelles le stock de vaccins de l’OMS a été vidé en essayant de vacciner la population de Luanda (quelque 6 millions d’habitants). Plus récemment, le ministre brésilien de la Santé a fait état d’une épidémie en cours de fièvre jaune qui a débuté en décembre 2016. L’objectif principal du consortium RABYD-VAX consiste à créer des vaccins multivalents innovants qui permettent de surmonter ces restrictions quant à la disponibilité des vaccins et ainsi protéger la santé humaine.

Consultez le site web du projet .

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