FoodCad - Modélisation de l’absorption du cadmium dans les légumes feuilles et les légumes racines

Last updated on 16-6-2020 by Jill Alexandre
mars 1, 2014
février 29, 2016

Source de financement

Sciensano

Chercheurs de projet de Sciensano

Partenaires

Filip Tack

En bref

Les préoccupations concernant la présence de cadmium dans les aliments rendent les règlementations européennes de plus en plus strictes vis-à-vis de la teneur maximale autorisée en  cadmium dans les légumes. Ceci aura un impact majeur sur le secteur agroalimentaire car le cadmium est présent naturellement dans les sols et est absorbé par les racines des plantes. Ainsi, la culture de légumes comme les salsifis, les carottes et les épinards, très sensibles au taux de cadmium dans le sol, pourrait être impossible même dans les sols non pollués. Malheureusement, il n’existe pas à l’heure actuelle de moyens pour prédire le lien entre la teneur en cadmium du sol et la quantité de cadmium absorbée par les légumes. Par conséquent, il est difficile, pour les producteurs, de prévoir la quantité de cadmium qui sera présente dans les épinards ou les carottes après la récolte. Ce projet vise à mettre en place un modèle permettant de prédire avec une certaine probabilité si la teneur en cadmium dans les épinards ou les carottes (qui sont cultivés sur une parcelle déterminée) dépasse la teneur maximale autorisée pour des terres agricoles flamandes sur  base de données simples telles que les caractéristiques du sol et les données climatiques. Les résultats du projet peuvent être utilisés directement par les organisations de cultivateurs et les associations d’encadrement des cultures dans l’industrie de transformation.

Résumé du projet

Les préoccupations concernant la présence de cadmium dans les aliments rendent les réglementations européennes de plus en plus strictes vis-à-vis de la teneur maximale autorisée en cadmium dans les légumes. Sur les terrains pollués, des problèmes peuvent surgir en ce qui concerne l’absorption et l’accumulation de cadmium dans les plantes. Ces terres ne sont donc pas éligibles à la culture maraîchère. Pour certaines cultures très sensibles telles que la carotte, le salsifis, la laitue, les épinards, etc., le problème peut toutefois également se poser sur des sols avec une teneur « normale » en cadmium. En outre les salsifis, les carottes et les épinards sont les cultures les plus menacées en ce qui concerne l’accumulation accrue de cadmium dans la plante. En particulier, on peut se poser la question de savoir quelle est la relation exacte entre le cadmium dans l’environnement et sa présence subséquente dans le produit récoltable et quels sont les facteurs qui influencent cette relation.

Le projet vise à établir un modèle permettant de déterminer la probabilité que la concentration de cadmium dans les épinards et les carottes cultivés sur un champ spécifique dépasse la limite maximale pour les sols agricoles flamands sur base de mesures/données simples. Les propriétés du sol, les teneurs totales et/ou extractibles en métaux ainsi que les paramètres météorologiques sont examinés comme variables prédictives dans un tel modèle.

Enfin, des modèles ont été développés pour les carottes et les épinards. Les modèles ont été implémentés en Excel et peuvent donc être utilisés par plusieurs entreprises cibles pour estimer le risque de dépassement du cadmium avant les semis et/ou la récolte. De cette façon, les exploitations peuvent prendre certaines mesures de culture avant la récolte, mais il s’agit surtout d’un outil dans le processus décisionnel précédant le semis des épinards ou des carottes sur une parcelle de terre spécifique au cours de l’année en question. En utilisant des modèles prédictifs, les entreprises pourront ainsi réduire le risque de dépasser la teneur maximale admissible en cadmium.

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