Réduction de Campylobacter dans les lots de poulets de chair : identification des facteurs de risque, évaluation de l’effet de la biosécurité accrue et rôle protecteur du microbiome des lots exempts de Campylobacter [CAMPREVENT]

Last updated on 13-2-2019 by Daisy Tysmans
janvier 15, 2018
janvier 15, 2021

Les services qui travaillent sur ce projet

Chercheurs de projet de Sciensano

Partenaires

Marc Heyndrickx
Geertrui Rasschaert
Karolien Hertogs
Jeroen Dewulf
Lieven De Zutter
Philippe Gelaude

En bref

Campylobacter (C. jejuni et C. coli) est la principale cause bactérienne d’inflammations gastro-intestinales dans le monde industrialisé. Selon les estimations, 50 à 80 % de ces infections sont liées à la volaille, que ce soit par la préparation et la consommation de viande de poulet pas assez cuite ou par contact direct avec des volailles et l’environnement agricole. Des études indiquent que seules des mesures de biosécurité accrues ont réellement un impact sur la présence de Campylobacter dans une entreprise. Ces mesures visent à prévenir tout cas possible de contamination, ce qui n’est pas évident en raison de la dose infectieuse peu élevée. La littérature scientifique décrit une série de facteurs de risque d’introduction de Campylobacter dans les exploitations de poulets de chair. Dans ce projet, nous examinons quels sont parmi eux les principaux facteurs de risque pour les exploitations belges.

Résumé du projet

L’objectif de CAMPREVENT est de confronter les facteurs de risque d’introduction de Campylobacter dans les exploitations de poulets de chair déjà décrits dans la littérature aux exploitations belges, pour obtenir une image correcte des principaux facteurs.

À cet effet, nous mettons sur pied une étude moléculaire épidémiologique dans le cadre de laquelle 60 lots (provenant de 15 exploitations) sont suivis par le biais du prélèvement hebdomadaire d’échantillons sur les poules et les éléments susceptibles de constituer un facteur de risque. Nous poursuivons ces prélèvements jusqu’à ce que les poules soient contrôlées positives à Campylobacter ou jusqu’à ce qu’elles aient atteint l’âge d’être abattues. Cette démarche doit mener à une première amorce d’un protocole de biosécurité, qui reprend les facteurs de risque sur lesquels l’éleveur de volaille peut se concentrer pour réduire le risque d’introduction de Campylobacter. Ce protocole sera ensuite mis en place dans ces mêmes exploitations pour en évaluer l’efficacité. Pour ce faire, nous reprélèverons des échantillons en suivant la procédure décrite ci-dessus. Nous adapterons ensuite le protocole de biosécurité sur la base des résultats obtenus afin d’en faire un protocole efficace et pratique applicable. Ce document sera communiqué au secteur des poulets de chair pour l’aider dans la prévention de la contamination par Campylobacter au sein des exploitations.

Dans le cadre de CAMPREVENT, nous allons également analyser et comparer la composition bactérienne du microbiome des animaux exempts de Campylobacteret des animaux qui sont devenus positifs à l’aide d’un séquençage de nouvelle génération (SNG). Dans la suite de l’étude, cette analyse pourrait mener à des interventions ciblées dans la composition du microbiome par l’administration de probiotiques ou d’aliments adaptés

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