Encéphalite à tiques

Dans la majorité des cas, les morsures de tique sont inoffensives, mais elles peuvent parfois être à l’origine de certaines maladies chez l’homme, dont l’encéphalite à tiques. A ce jour, cette maladie n’a pas encore été diagnostiquée chez l’homme en Belgique mais la circulation du virus a été démontrée chez des animaux et une exposition est possible dans plusieurs pays Européens, comme l’Autriche ou l’Allemagne. Un vaccin est recommandé lors d’un voyage dans un de ces pays à risque.

Qu'est-ce que l'encéphalite à tique ?

L'encéphalite à tique est une maladie causée par un virus, lui-même transmis lors de la morsure par une tique. En Europe, les tiques impliquées dans la transmission sont principalement du genre Ixodes, que l’on trouve dans des endroits ombragés couverts d’une litière épaisse ou densément envahis par les broussailles, les fougères, les herbes hautes. Les petits rongeurs constituent le réservoir naturel du virus.

La transmission du virus est également possible par l’ingestion de lait et de produits laitiers non pasteurisés de bovins, d’ovins et de caprins infectés.

Symptômes

Dans deux tiers des cas environ, l’infection chez l’homme n’entraînera pas l’apparition de symptômes et passera donc inaperçue. Lorsque la maladie se développe deux phases symptomatiques sont généralement séparées par une période sans symptômes : une phase de syndrome grippal et une autre caractérisée par une atteinte du système nerveux central (méningo-encéphalite). Dans ce cas, la maladie peut être sévère, avec une mortalité de 0,5 à 2%.

Risque d'infection

Le risque d’infection varie en fonction des saisons et est maximal de juin à octobre, c’est-à-dire durant la période d’activité des tiques.

Pays à risque

La maladie est présente en Asie et en Europe, avec un risque plus élevé en Europe centrale (Autriche, Suisse, Allemagne) et en Europe de l’Est (République tchèque,  Hongrie,  Pologne…), dans les Républiques baltes (Estonie, Lettonie, Lituanie), ainsi que dans certaines régions en Suède et en Finlande. En Belgique, des études sur des animaux (cerfs, sangliers, vaches) ont montré que le virus circule également sur le territoire. Mais à ce jour, la maladie n’a pas été diagnostiquée chez une personne n’ayant pas voyagé dans un pays à risque.

Prévention

Il existe un vaccin qui est recommandé en Belgique pour les personnes qui se rendent dans une zone ou un pays à risque et qui y pratiquent des activités en plein air (bivouac, randonnées…).

Information pour professionnels de la santé

Le vecteur pour la transmission du virus TBEV étant présent en Belgique, et la surveillance animale ayant permis de détecter des anticorps contre le virus chez différentes espèces d’animaux en différents endroits, il convient d’inclure l’encéphalite à tiques dans le diagnostic différentiel face à une encéphalite.

Il convient également de recommander la vaccination aux personnes qui planifient un voyage avec des activités extérieures dans un pays où la maladie est endémique.

Sciensano collecte des informations sur le nombre de personnes présentant un diagnostic d’encéphalite à tiques en Belgique, ainsi que sur le lieu de  l’infection (pays où la personne a voyagé). Nous recueillons également des informations sur la circulation du virus chez les animaux et sur les zones à risque de morsure de tiques dans le pays. 

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