Populations à risque

L’obésité est associée à de nombreuses maladies chroniques. Une bonne hygiène de vie, avec une alimentation équilibrée et la pratique régulière d’une activité physique contribuent à prévenir la prise de poids et les nombreuses complications qui y sont liées.

Adultes

La proportion de personnes souffrant de surpoids ou d’obésité est plus large chez les adultes (18 – 64 ans) que chez les enfants et les adolescents (de 3 à 17 ans).

Le surpoids et l’obésité sont en effet liés à l’âge :

  • la composition corporelle évolue avec l’âge (à partir de 20-30 ans, la masse maigre comme la peau, les os, les muscles, les organes, diminue, tandis que la masse graisseuse augmente)
  • le métabolisme de base (dépense d’énergie au repos), l’effet thermique des aliments (dépense d’énergie pour digérer) et l’activité physique diminuent avec l’âge
  • les changements hormonaux (après la ménopause, la production d’œstrogène et de progestérone diminue et entraîne une augmentation du stockage de graisse viscérale chez la femme).

Disparités socio-économiques

Le pourcentage d’obésité (sur base de l’IMC) tend à augmenter lorsque le niveau d’instruction diminue. Les personnes dotées d’un niveau d’instruction élevé semblent mieux informées sur les risques liés à l’obésité et sur les moyens de prévenir la prise de poids, notamment en adoptant de bonnes habitudes alimentaires. D’autre part, les personnes ayant un niveau d’instruction plus bas sont moins nombreuses à avoir des loisirs physiquement actifs (Anthropométrie, Enquête de consommation alimentaire 2014-2015, ISP, le prédécesseur de Sciensano).

Le niveau d’instruction influence aussi le niveau des revenus et renforce les disparités sociales. Les personnes ayant un niveau d’instruction élevé ont davantage de moyens financiers pour acheter des aliments sains, tels que des fruits et des légumes. D’autre part les personnes disposant de revenus plus faibles auront davantage tendance à consommer des produits industriels, transformés et de la restauration rapide qui coutent moins chers et contiennent souvent beaucoup de graisses saturées, de sucres rapides et de sel.

Enfants et adolescents plus vulnérables

Les enfants et les adolescents constituent une frange de la population plus vulnérable face au problème du surpoids et d’obésité.

Bien que l’obésité infantile soit en partie déterminée par la génétique, des facteurs environnementaux favorisent la sédentarité et la consommation d’aliments malsains chez les enfants et les adolescents :

  • disponibilité de la nourriture industrielle et transformées
  • technologie et l’omniprésence des écrans (ordinateur, GSM, télévision, etc.)
  • publicité et les campagnes marketing de produits malsains qui ciblent les enfants
  • qualité de l’alimentation dans les cantines scolaires.

Si l’enfance est une période critique pour le développement de l’obésité, elle constitue aussi le moment idéal pour éviter son apparition ou y remédier, dans la mesure où les schémas d’alimentation et d’activité se développent pendant cette période.

D’ailleurs, la progression de l’obésité parmi les enfants et les adolescents tend à se stabiliser ces dernières années (Anthropométrie, Enquête de consommation alimentaire 2014-2015).

Dans l’Enquête de Santé, l’ISP s’intéresse au problème de l’obésité en analysant la pratique d’activités physiques, l’Indice de Masse Corporel ou encore les habitudes alimentaires de la population.

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